Carrousel du Louvre Paris / octobre 2025 /Artiste plasticienne basée dans le sud de la France, mon travail explore les liens entre le paysage et ses perceptions singulières à travers des productions mêlant collages, peinture à l’huile, encre de chine et mine de plomb.
Mes oeuvres s’attachent à offrir une interprétation simple et sensible, centrée sur les impressions visuelles et les ressentis.
La nature est objet de fascination fragile et puissante, un ancrage, un guide esthétique.
J’explore la mise en place d’un écosystème que l’art permet d’interroger : se sentir vivant au milieu de l’univers et en témoigner.
Suzanne Marcelle passe dans la mise en relation du spectateur à l’espace de la toile, par un point d’appui « naturel » qui est un simple prétexte, animal ou végétal, en général une photocopie, enserré dans des coups de brosses rageurs, de papiers déchirés, d’encre entremêlées. Ce point se dérobe vite, cède la place à l’abstraction.
Les gestes compulsifs opposent nos fragilités, nos plus, nos paysages intérieurs au calme initial. Il faut alors prendre du recul pour saisir la cohérence globale de la composition : de l’abstraction à la figuration, nos tensions sont en voie d’apaisement, la peinture s’offre comme une promesse de réparation.
Galerie Dufay Bonnet, Paris.
Le mystère habite le travail de Suzanne Marcelle.
L’exposition présentée à la galerie Lambert, Secret Flow, reprend le titre de la dernière série de peintures – l’idée du jaillissement et l’espace d’un paysage en devenir. A la manière d’un gisement, l’espace fragmenté des diptyques s’ouvre vers une nébuleuse légère mais dense, aérienne mais abyssale.
Travaillant au crayon, à l’huile et en collages, les oeuvres interrogent les sources même de la création, le grondement, les flux qui traversent par devers nous.
Le travail protéiforme de l’artiste oppose aux grandes peintures colorées, la série en noir et blanc Paradise Island, ou la mise en abime d’une même image revisite un espace fantomatique ou mer et montagne semblent se confondre.
Enfin l’installation Rideau, pans aériens de papier comme des dentelles futuristes ornent le mur qui disparaît.
Le mystère habite le travail de Suzanne Marcelle.
Valérie Lambert Gallery, Bruxelles
La série se présente comme un grand panoramique, le spectateur est face à des lignes de fuite abstraites l’invitant à la traversée d’un paysage flottant irréel et pourtant présent.
A la manière de Basho et ses 111 poèmes en haïkus, l’installation reprend les codes poétiques avec économie de moyens ou la mine de plomb et l’encre agrémente les collages.
Chaque pièce fait sens dans son unicité mais l’ensemble crée un paysage, un horizon flottant.
Thierry Tanières, Galerie la Poissonnerie, Marseille
Le mimosa annonce la venue du printemps et sa couleur jaune vient reveiller les paysages léthargiques de l’hiver. A la manière des haïkus, j’explore cette métamorphose.
Série de 26 pièces. Collage technique mixte sur papier format 20/20
L’hiver redessine le paysage, épure les formes, le gris, le mat viennent profiler les espaces. La lumière du sud en sourdine fait parfois rejaillir un éclair argenté le temps d’un instant.
Série de 20 pièces.
Collage technique mixte sur papier format 20/20 et 30/40
La lumière s’adoucit et les feuilles tombent. La nature se prépare à entrer dans un moment calme.
Série de 24 pièces.
Collage technique mixte sur papier format 30/40